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Logements classés F et G : ce que pourrait changer le nouveau projet de loi sur la location

Mis à jour le 4 mai 2026

Logements classés F et G : ce que pourrait changer le nouveau projet de loi sur la location

Logements classés F et G : ce que pourrait changer le nouveau projet de loi sur la location

La question des passoires thermiques continue d’agiter le marché immobilier. Alors que l’interdiction progressive de louer des logements mal classés au DPE se rapproche, le gouvernement envisage un assouplissement temporaire des règles, afin d’éviter une pénurie de logements locatifs.

Pourquoi le sujet revient sur la table ?Copier

Depuis plusieurs années, l’État a engagé une lutte contre les logements énergivores. Les logements classés G sont déjà interdits à la location, et les logements F doivent suivre à partir de 2028.

Mais sur le terrain, la réalité est plus complexe. Les rénovations énergétiques avancent lentement, les coûts sont élevés, et dans de nombreuses villes – notamment les zones littorales et tendues – l’offre locative diminue fortement.

👉 Résultat : le risque d’une crise du logement, avec moins de biens disponibles et une hausse mécaniquement des loyers.

Un stock locatif en net reculCopier

Les professionnels de l’immobilier observent déjà une baisse significative du nombre de logements à louer. Une partie des propriétaires préfère retirer leurs biens du marché plutôt que de s’engager dans des travaux lourds.

On estime aujourd’hui qu’environ 1 logement locatif sur 10 dans le parc privé est encore classé F ou G. Dans certaines communes, cette proportion est bien plus élevée, notamment dans les immeubles anciens.

Si l’interdiction s’appliquait strictement sans solution intermédiaire, plusieurs centaines de milliers de logements pourraient sortir du marché d’ici 2028.

Le projet de loi : louer sous condition de rénovationCopier

Pour éviter un choc brutal, le gouvernement étudie un dispositif transitoire.

Ce qui est envisagéCopier

  • Autorisation temporaire de louer des logements classés G
  • ✅ Extension possible aux logements F à partir de 2028
  • ✅ Obligation pour le propriétaire de s’engager formellement à rénover

Concrètement, le bailleur devrait :

  • signer un contrat avec une entreprise de travaux
  • respecter un délai de rénovation :
    • 3 ans pour une maison individuelle
    • 5 ans pour un logement en copropriété

L’objectif affiché : maintenir des logements sur le marché tout en garantissant une amélioration énergétique à moyen terme.

Une simple promesse de travaux suffit-elle ?Copier

C’est là que le débat commence.
Un devis de travaux, à lui seul, ne garantit pas que le logement atteindra une meilleure classe énergétique après rénovation.

Pour être réellement efficace, l’engagement devrait s’appuyer sur :

  • une étude énergétique préalable
  • un objectif clair de résultat (passage en DPE E ou D, par exemple)
  • un suivi des travaux jusqu’au nouveau diagnostic

Sans cela, le risque existe de voir certains projets repoussés indéfiniment.

Rénover pendant le bail : une fausse bonne idée ?Copier

Le gouvernement avance que ce dispositif pourrait inciter à réaliser les travaux en cours de location.
Dans les faits, cette hypothèse reste contestable.

Les logements classés G nécessitent souvent :

  • une isolation intérieure ou extérieure
  • des interventions sur l’électricité ou le chauffage
  • parfois des travaux lourds dans la cuisine ou la salle de bain

👉 Difficilement compatible avec la présence d’un locataire.

Dans la majorité des cas, la rénovation est bien plus simple entre deux locations. Avec une organisation efficace, une rénovation énergétique ciblée peut être réalisée en quelques jours à quelques semaines, sans créer une vacance locative excessive.

Une mesure équitable pour tous ?Copier

Ce projet de loi divise.

D’un côtéCopier

Des propriétaires de bonne foi, qui ont rénové leurs logements par le passé sans référence claire au DPE, et qui se retrouvent sanctionnés malgré des efforts réels. Pour eux, une souplesse temporaire paraît légitime.

De l’autreCopier

Des bailleurs moins scrupuleux, qui pourraient profiter du dispositif pour repousser les travaux, au détriment du confort des locataires et de la transition énergétique.

Comme souvent, tout dépendra des modalités de contrôle et des sanctions en cas de non-respect des engagements.

Ce qu’il faut retenirCopier

  • 🏠 Le gouvernement cherche à éviter une pénurie de logements locatifs
  • 🔧 La location des logements G pourrait être réautorisée sous conditions strictes
  • ⏳ Les logements F seraient concernés à partir de 2028
  • ⚠️ L’efficacité du dispositif dépendra du suivi réel des rénovations

👉 Pour les propriétaires comme pour les locataires, les prochains mois seront déterminants. Une chose est sûre : la rénovation énergétique reste un enjeu central pour l’avenir du logement, y compris à l’échelle de nos quartiers.

 

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Source : le journal de l'agence